undreaming: “ { Venus’ Baths in the English Gardens of Caserta } ”

 

 

Mes chères aminautes,

me voici rentrée de cure, cure que j'effectue chaque année depuis l'an 2000, chaque année ! J'y suis bien obligée car ma rhumatologue ne supporte pas de " désistement ", étant donné l'état de tous mes os et articulations...Mais avec un temps aussi humide ? Eh bien, depuis mon retour, c'est pire qu'avant mon départ à Dax, le 13 mai ! Affreux...

 

http://massiveonlineaction.com/abstract-photography-tips-using-water/

 

Je ne vous ai pas oubliées, mes aminautes; j'ai même pu, parfois envoyer des messages lorsque j'avais quelque adresse...Mais j'ai eu une grande déception; c'est qu'à Dax, j'ai la possibilité, dans un lieu-ami, de me connecter et d'aller sur les Sites !

Alors, j'ai essayé plusieurs fois, mais vainement, de me connecter à Hellocoton....................sans résultat ! Cela m'a beaucoup contrariée, d'autant plus qu'avant mon départ, surchargée de rendez-vous, et de problèmes de santé, côté famille, je n'ai pas eu le loisir de vous laisser un message afin de vous annoncer mon départ ! J'espérais vraiment vous faire un gentil " Couvou " depuis Dax.

 

dekehlmark: “ Alexander Rothaug (1870-1946), Am Nixenstein. ”

 

Enfin, cette année, tout s'est correctement passé tout au long de ma cure.....de l'eau, toujours de l'eau, de 8 heures du matin, à midi,en baignoires, en cabines, et surtout, pour démarrer, le plus fatigant, l'épreuve de un quart d'heure, en " papillote ", allongée et tout enveloppée de boue ( le célèbre Péloïde de Dax ! ).

 

chasingthegreenfaerie: “ (via (74) Azaleas - Albert Joseph Moore | Green | Pinterest) ”

 

LE PÉLOÏDE, C’EST AVANT TOUT UNE RENCONTRE…ET QUELLE RENCONTRE.

 

Une rencontre naturelle et ancestrale entre les remontées d’eau thermale et le limon des berges de l’Adour. De cette union sont nés les premiers bourbiers naturels de l’Adour, excavations boueuses dispersées au gré des résurgences d’eaux thermales.
Cette rencontre, base essentielle de la boue locale ne suffit pourtant pas à en faire un produit thermal répondant aux exigences dacquoises. Ici, le mélange de l’argile et de l’eau est une base. Il faut y ajouter un climat clément et un ensoleillement large qui maintiennent les eaux du fleuve à bonne température. C’est sous l’effet de tous ces éléments que va se développer une visiteuse aussi discrète qu’indispensable, l’algue bleue, la fameuse cyanobactérie de Dax. Alors que se cache-t-il derrière ce nom aussi mystérieux que compliqué ? Tout simplement une des plus vieilles bactéries vivant sur terre. Ces bactéries utilisent en fait le soleil pour générer de l’oxygène. C’est le phénomène de la photosynthèse qui est, encore à ce jour, le principe élémentaire de la vie sur Terre. La présence de ces micro-algues dans le péloïde de Dax le rend donc unique et le différencie d’un banal mélange d’argile et d’eau thermale. Il n’existe pas de produit équivalent en France et il faut aller en Italie, à Abano, pour trouver un phénomène identique.

COMMENT EXPLIQUER LE CARACTÈRE EXCEPTIONNEL DU PÉLOÏDE ET LA CONSTANCE DE SON UTILISATION ?

La réponse vient de Pascal Counilh, Directeur du laboratoire municipal de Dax. “A Dax, explique-t-il, on a su conserver le biotope traditionnel. On considère qu’ici nous ne faisons que poursuivre l’oeuvre de la nature en respectant l’esprit de l’époque où l’on se baignait dans la boue parce que cela faisait du bien. Nous avons assimilé et nous assumons cet héritage”.

UNE MAÎTRISE DE LA QUALITÉ DU PÉLOÏDE

Pour autant, si l’esprit perdure, le temps des bourbiers naturels est désormais bien loin. “Aujourd’hui, poursuit Pascal Counilh, l’algue bleue est cultivée sous serre.
Cela nous permet d’enrichir naturellement la boue en éléments actifs tout en maitrisant la qualité du péloïde. Cette démarche relève de la biologie, du travail de recherche et de laboratoire”. Et toujours cette histoire de rencontre unique cette fois entre une bactérie multimillénaire et des outils de haute technologie, comme si le système d’allumage d’une navette spatiale reposait sur le frottement de deux silex…

ENFIN, À DAX, LA DÉMARCHE DE RETRAITEMENT DU PÉLOÏDE EST ELLE AUSSI UNIQUE.

Prélevé au coeur de la nature, le limon initial retourne aux berges de l’Adour après utilisation. Il sert en effet à combler les carrières d’extraction. Les sites sont ainsi remis en état et bénéficient d’aménagements paysagers. Aujourd’hui, la carrière exploitée de 1995 à 2008 est devenue une chênaie qui commence à avoir fière allure.
Une véritable démarche responsable à la hauteur de la dimension naturelle du péloïde… et qui fait de cette rencontre d’exception un produit véritablement unique.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le péloïde sans jamais avoir osé le demander… ce pourrait être le titre des visites guidées du centre de production Terdax menées par les guides conférenciers de l’Office de Tourisme.

 

 

 

Donc mes aminautes, voilà un aperçu de la boue " qui soigne "; et puis, il y a l'eau aussi qui coule, à la Fontaine d'eau chaude de Dax, à 60° !

Bien sûr, nous ne plongeons pas dans de telles températures, nous curistes ! Mais la boue, elle, nous est administrée à 40° ! C'est déjà pas mal, je vous assure...et on sue drôlement !  après une telle séance, nous sommes obligés d'avoir une heure de repos entière, dans des salles aménagées à cet effet, avec transat spéciaux............et ? Grand calme !   Après le repos, on continue les autres soins.

Voilà mes amies, donc je voulais, à défaut d'avoir pu vous joindre avant mon départ, vous dire un Grand Bonjour, en vous priant d'excuser ce long silence qui n'était pas synonyme d'oubli !   J'espère que vous supportez bien, toutes, ces affreux changement de temps, et températures depuis un mois ? c'est vraiment fatigant !

Je vous adresse, à toutes, de très, très grosses bises et vous souhaite un bon lundi de Pentecôte !

 

 

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La Fontaine Chaude de Dax