Troisième Avent, Noël, Avènement, Bougie

 

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Bonjour mes aminautes, je sais que je ne suis pas souvent présente sur mon blog, et pourtant ? Je ne vous oublie pas car nous avons partagé, des années durant, tant de confessions de joies, de bonheurs ou de tristesse...nous les partagions au jour le jour ! C'était un beau temps que le temps des tout premiers blogs ! Pour moi, une expérience inoubliable; c'est pourquoi, vous m'êtes toutes chères! je souhaite de tout coieur, pour vous toutes, que ce mois avant Noël soit un mois de petits bonheur pour la majorité d'entree vous, et de courage pour celles dont les soucis, hélas, sont prégnants....mais que Noël venu, chacune ait sa petite part de bonheur, d'oubli momentané des moments un peu difficiles....un moment de " Trêve " ! Je vous le souhaite de tout mon coeur.....pour moi, c'est pareil, je veux espérer une " trêve " dans les soucis du moment.........................A la grâce du futur nouveau-né, lo'enfant descendu sur terre pour sauver le Monde ! 

En attendant, je vais vous parler de quelque chose de plaisant.....pour les Dames ! Bon après-midi à vous toutes et mille bisous !

 

 

 

Belle silhouette vintage femme avec un grand chapeau photo:

 

ELEGANCE SUR TOILE

 

LE GANT... selon Charles Carolus-Duran, ultra-féminin

L'Huile sur toile " La Dame au gant " ( 1869 ) offre une gamme de noirs tout en subtilité : il s'agit là d'une prouesse technique.   Dans le portrait grandeur nature de son épouse, le peintre Carolus-Duran a mis aussi en exergue tous les attributs de la féminité : le drapé de soie, la coiffe fleurie, les dentelles rehaussant la ceinture.  Et, bien sûr, les gants, gris perle, avec lesquels le modèle joue avec grâce.   A l'époque, cet accessoire était comme une seconde peau qui épousait parfaitement la forme de la main.  Fabriqué sur mesure, il coûtait une fortune.  Mais tel était le prix du respect de l'étiquette et des codes de séduction : après avoir retiré son gant, la femme devait bouger délicatement les doigts pour les " aérer ".  Un geste d'une sensualité et d'un raffinement inouïs.

 

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LA BANDE A MONET A REVOLUTIONNE LA PEINTURE ET IMMORTALISE LES GOUTS ET LES COULEURS DE L'EPOQUE !

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Madame Charpentier et ses enfants, 1878, Huile sur toile; Pierre-Auguste Renoir

 

LA TRAINE... selon Pierre-Auguste Renoir; la richesse étalée

Laé profusion de dentelles et de rubans, de noeuds de soie ou de taffetas montre dès le premier coup d'oeil que les modèles, madame Charpentier et ses enfants, sont riches.  Dans cette débauche de luxe et d'élégance, la mère se distingue particulièrement : elle porte une imposante robe de réception, dont le décolleté carré est orné d'une lourde broche.  Mais l'atout principal de sa tenue, la longue traîne ( mot apparu au XIXe siècle ) qui s'étale sur le tapis, vit ses dernières heures de gloire; au tournant du siècle, elle sera complètement démodée.  Peu importe !  Pour ce tableau plein de finesse et de douceur, Renoir remportera un grand succès au Salon de 1879.

 

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Danse à la ville, autre tableau de Renoir...et :

 

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Lise à l'ombrelle  ( traînes un peu plus modestes...)

 

 

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LE CHALE EN CACHEMIRE...

 

Claude Monet:

Le châle en Cachemire, selon Claude Monet... Le second Empire

Cette dame exhibe tous les accessoires de la Parisienne chic : une coiffure haute, des bijoux dorés, une robe du soir moirée, parée de dentelles et de noeuds, ainsi qu'une longue traîne qui tombe en cascade.  Losque Claude Monet se voit commander, en 1868, le portrait d'apparat, qui s'intitulera " Madame Louis Joachim Gaudibert, il fait davantage ressortir l'appartenance sociale de son modèle que sa personnalité.  Le relief rend même palpable la mgnificence des tissus.  Notamment celle du châle en cachemire.  très en vogue pendant le Second Empire ( 1852-1870 ), cette étoffe en laine très fine tire son nom de la province du Kashmir, dans le Nord-ouest de l'Inde, où elle est fabriquée.  C'est également une manière de rendre hommage au courant orientaliste qui a marqué l'art au XIXe siècle !

 

 

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LA LIGNE PRINCESSE

 

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La Ligne Princesse, selon Albert Bartholomé... L'amour au naturel

La crinoline, son extrême rigidité et ses encombrants jupons appartiennent au passé.  En cette fin de siècle, la tendance est plutôt aux silhouettes sveltes, davantage respectueuses du corps de la femme.   Lorsqu'il fait poser son épouse pour le tableau " Dans la serre ", vers 1881, Albert Bartholomé, grans ami de Degas, la représente dans une robe à la " ligne princesse ".  En vogue auprès des élégantes, cette tenue se caractérise par un corsage ajusté et cousu d'un seul tenant à une jupe plate.  Mais Madame Bartholomé semble avoir personnalisé son habit à grand renfort de noeuds et autres petits détails coquets.  peut-être l'a-t-elle conçu elle-même; à l'époque, les patrons ont déjà fait leur apparition dans les magasins, et les machines à coudre dans les foyers.  Une seule certitude : l'artiste a légué la robe à l'Etat, en mémoire de son plus cher modèle.

 

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LES MANCHES PAGODE

 

Edouard Manet - The Balcony - Google Art Project.jpg

Les manches pagode, selon Edouard Manet... Le refus de l'étiquette

Mal accueilli lors de son exposition au Salon de Paris de 1869, " Le balcon " est pourtant l'une des oeuvres phare du courant impressionniste.  Edouard Manet y représente trois de ses amis, l'artiste Berthe Morisot, assise; la violoniste Fanny Claus, debout, une ombrelle sous le bras; et le peintre Antoine Guillemet, à l'arrière-plan.   A première vue, une scène de la vie bourgeoise classique; en réalité, un tableau plein d'audace.  Surtout par la mise en lumière des deux femmes.  Leur attitude et leur tenue blanche ne sont pas adaptées à la situation.  Alors qu'elle peur être aperçue des passants, Berthe Morisot porte une robe d'intérieur à ligne souple, plus indiquée pour recevoir des intimes.  Ce sont surtout les manches qui attirent le regard; longues et évasées, eloles sont appelées " manches pagode " au milieu du XIXe siècle, en référence à l'influence chinoise.   L'autre jeune femme ne respecte pas non plus l'étiquette : elle arbore un petit chapeau décontracté et un jupon court, qui conviendraient davantage à une promenade en bord de mer qu'à une balade en ville.  Avec cette toile, Manet s'est d'autant affranchi des codes vrestimentaires de l'époque que des règles académiques.  Et cette provocation a fait couler beaucoup d'encre : " Fermez les volets ! " avait alors ironisé un caricaturiste.

 

 

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