experiment by Don Gore (dgdraws), via Flickr:

 

 

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Picasso… Communiste, il a bien failli être gaulliste !

 Mon adhésion au Parti communiste est la suite logique de toute ma vie, de toute mon œuvre. (… )Je suis allé vers le Parti communiste sans la moindre hésitation, car au fond j’étais avec lui depuis toujours « . Ainsi s’exprime Picasso dans une lettre ouverte publiée par le journal l’Humanité, en octobre 1944. Le peintre vient de prendre sa carte au PCF.  Mais dans ce texte d’éloge du communisme, il passe sous silence quelques longs mois d’hésitation.  Car en août 1944, lors de la libération de Paris, il a un véritable coup de foudre pour… Charles de Gaulle.  D’après John Richardson, considéré comme le plus grand connaisseur de la vie du peintre, Picasso pense alors sérieusement s’engager aux côtés du Général.  Le biographe américain tient cette anecdote de Dora Maar, qui fut la maîtresse de Picasso à cette époque. Cependant, quelques jours après s’être rendu à un dîner avec des gaullistes, le peintre adhère finalement au PCF.  Que s’est-il passé pendant ce dîner ? Mystère…  L’artiste espagnol embrasse en tout cas pour de bon l’idéologie communiste.  Il conservera sa carte jusqu’à la fin de son existence, malgré sa prise de distance lors de l’invasion de la Hongrie par l’URSS, en 1956.

 

 

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Marie Curie… Dénigrée pour avoir volé le mari d’une autre

Haro sur la voleuse de mari !  Sous les fenêtres de son laboratoire ou de son pavillon de Sceaux, Marie Curie découvre, en ce début novembre 1911, la haine de la foule.  Quand elle ose sortir, elle est assaillie par les photographes.  Une campagne de presse sans précédent la vise ; les journaux font leur Une de la rumeur de sa relation avec son collègue Paul Langevin. Scandale !  Veuve depuis 1906, la physicienne devrait continuer à pleurer son défunt mpari.  Quant à Langevin, c’est un honnête mari et père de famille.  Le 6 novembre, le «  Petit Journal «  publie d’ailleurs un entretien avec Jeanne Langevin, la femme délaissée.  La presse d’extrême-droite – l’Action française et l’Intransigeant en tête – se déchaîne.  Marie Curie attaque pour diffamation.  Le 23 novembre, rebondissement : L’œuvre publie dix pages de correspondance des deux amants, datée de l’été 1910.  Ce qui n’était au départ qu’une rumeur devient l’Affaire Langevin-Curie.  Les deux physiciens sont traqués, insultés. L’histoire de mœurs prend alors une tournure raciste : Marie Curie, la Polonaise venant torpiller un bon ménage français !  «  Des procès-verbaux de la préfecture de Paris indiquent que des groupes d’extrême-droite organisaient même des manifestations pour empêcher le bon déroulement de ses cours « , indique Natalie Pigeard, responsable des archives du musée Curie.  D’après elle, cette affaire a permis à la droite nationaliste et xénophobe de recruter de nouveaux membres dans son parti.  L’affaire finit par se tasser quand la physicienne reçoit son second prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium, le 10 décembre 1911.  Rancunière, la presse française passe quasiment l’évènement sous silence, se contentant de publier de simples «  brèves « !

 

 

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Pierre et Marie Curie lors d’une de leurs nombreuses expériences

 

 

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Mozart… Ses lettres : de vrais torchons

De Wolfgang Amadeus Mozart ( 1756-1791 ), il reste évidemment les partitions.  Mais également des milliers de lettres qu’il écrivait à son père, à ses amis et à ses commanditaires.  Comment imaginer que les unes et les autres, proviennent de la même personne ?  Si les partitions sont d’une grande netteté et d’une belle écriture, les lettres sont presque illisibles, truffées de taches d’encre et de ratures.  Pour Annie Paradis, auteur de «  Mozart, lettres des jours ordinaires « , 1756-1791 ( 2005 ), la correspondance du compositeur trahit sa rébellion vis-à-vis des codes de l’époque : «  En envoyant des torchons, il montrait qu’il rejetait l’éducation paternelle et se contrefichait des usages.  Il réservait son côté lumineux à la musique. »  Non seulement la copie était sale, mais le langage utilisé était grossier, et les plaisanteries, scatologiques.  Mozart tenait d’ailleurs à montrer qu’il n’était pas tout-à-fait lui-même : il signait de son nom à l’envers, «  Trazom « !

 

 

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Mozart, avec son père et sa soeur...

 

 

Watercolor Painting:

 

 

 

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