experiment by Don Gore (dgdraws), via Flickr:

 

 

La face cachée des grands génies

Manies, passions, lubies… Les hommes de talent ont aussi leurs faiblesses. En voici la preuve !

Personne n’aime que l’on touche aux icônes.  L’histoire des grands hommes…et femmes… est souvent racontée de façon partielle par peur d’écorner leur image.  C’est encore plus vrai pour ceux que nous considérons comme proprement géniaux.  Pourtant, ces écrivains, ces musiciens, ces scientifiques, ces comédiens d’exception sont avant tout des êtres humains.

Chaplin frôle la prison à cause de son penchant pour les adolescentes…

Leur audace, leur créativité, leur intelligence ne les protègent pas des tares de Monsieur Tout-le-Monde : lâcheté d’Einstein face au handicap de son fils, fragilité de Chopin qui se laisse materner par George Sand, défaillances de Zola qui échoue au bac ou de Rodin recalé au concours des Beaux-Arts dans la section sculpture… Mais la liste des faces cachées des grands génies ne se résume pas à une collection de défauts.  Certains ont aussi des talents secrets, des lubies étonnantes, parfois dérangeantes, auxquels ils consacrent souvent la même énergie qu’à leur activité principale : Hugo devient un quasi-professionnel de la photographie, Steve Jobs suit des régimes draconiens ; Picasso collectionne les maîtresses avec frénésie ; Hitchcock est obsédé par les blondesz, et Chaplin frôle la prison à cause de son penchant pour les adolescentes.  Quoi qu’ils fassent, les génies le font de façon excessive et passionnée.

 

 

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Frédéric Chopin… Infantilisé par George Sand !

A 26 ans, Frédéric Chopin a tout pour être heureux : son génie musical est pleinement reconnu ; il est la coqueluche des salons parisiens ; il plait aux femmes.  En 1836, c’est George Sand qui tombe sous le charme du virtuose polonais.  Grande croqueuse d’hommes, elle va jusqu’à quitter tous ses autres amants pour vivre avec lui une relation exclusive.  Pourtant, malgré ses succès, Chopin ne peut se défaire d’une profonde mélancolie.  Avec George Sand, la passion qui se concrétise à l’été 1838 ne dure que quelques mois.  Elle laisse place à une relation bien moins glorieuse : le compositeur se laisse aller à la dépression et s’abandonne dans les jupes de sa maîtresse.  Celle-ci l’affuble de sobriquets infantilisants :  «  Chopinet « , «  mon malade « , «  mon petit souffreteux « , et même «  mon cher cadavre « ! De muse et amante, elle devient infirmière.  Dès l’automne 1838, elle ne partage plus le lit du musicien.  Une situation qu’elle déplore publiquement.  Les ex-amants finissent pas se séparer en 1847.  Deux ans après, à l’âge de 39 ans, le musicien décède de la tuberculose.  Mais le spleen tenace de Chopin ne l’a pas empêché d’aimer sincèrement George Sand.  Et c’est pendant leur relation qu’il a composé ses plus beaux morceaux.

 

 

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Avec George Sand...

 

 

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Albert Einstein…Bon père de famille ? Tout est relatif !

En cette journée de 1930, le patient qui franchit les portes de l’hôpital psychiatrique Burghölzli, à Zurich, n’est pas n’importe qui.  Son nom : Eduard Einstein. Agé de 20 ans, le fils cadet du célèbre physicien vient d’être diagnostiqué schizophrène.  C’est lo’occasion pour Albert Einstein de couper les ponts avec ce fils qu’il maintenait déjà à distance depuis des années.  Entre 1930 et 1933, date à laquelle, menacé par le nazisme, il fuit l’Europe pour se réfugier aux Etats-Unis ; il ne rend visite qu’une fois à Eduard.  Après la guerre, il se révèle tout autant incapable d’affronter la maladie de son fils.  «  Cet homme, symbole de la raison triomphante, a singulièrement manqué de courage face à ce drame qui échappait à toutte raison « , considère le romancier Laurent Seksik, auteur du «  Cas Eduard Einstein «  ( 2013 ). Si l’existence d’Eduard est bien cachée, celle de son premier enfant, Lieserl, une fillette née en 1902, l’est encore plus.  Elle n’est révélée qu‘en 1986, lorsque sont mises au jour les les lettres échangées entre Einstein et sa première femme. Lieserl meurt probablement de la scarlatine à 1 an, et Einstein l’ abandonnée dès sa naissance.  Quant à son fils aîné, Hans-Albert, il s’est entendu dire toute sa vie : «  Comment pouvez-vous affirmer être le fils d’Einstein ? Si Einstein avait un fils, cela se saurait ! Mais il n’en parle jamais. »

 

 

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Victor Hugo… La photo comme idée fixe

De face, de profil, tête baissée, en bord de mer, sur le rocher des Proscrits, devant sa maison… A partir de 1852, Victor Hugo apparaît sous tous les angles sur des plaques de daguerréotype.  La raison ?  Sur l’île anglo-normande de Jersey, où l’écrivain s’est exilé comme opposant politique, avec sa famille, suite au coup d’Etat mené par Louis-Napoléon Bonaparte le décembre 1851, il tourne en tond.  Trois mois après son arrivée, et pour tromper l’ennui, il se lance dans la photographie, encore balbutiante.  A la technique :  ses fils Charles et François-Victor.  Victor Hugo, lui, se réserve le rôle de metteur en scène, ainsi que celui de modèle principal.  Quant à sa femme Adèle, elle s’occupe de glisser les clichés dans des enveloppes à destination de l’Hexagone.  Pour Jean-Marc Hovasse, grand spécialiste français de Victor Hugo et auteur d’une biographie de référence, il y a là davantage qu’un simple passe-temps :  «  il a une conscience très avant-gardiste pour l’époque, de l’importance de la communication.  En diffusant sa photo, il reste omniprésent sur la scène parisienne.  Ses portraits menaçnts, debout, les bras croisés, sont l’image même de l’opposant politique, exilé solitaire. »  Mais l’écrivain envisage également la photographie comme un art.  Il est l’un des premiers à imaginer des livres illustrés de photos et commence à en réaliser un à Jersey, puis à Guernesey.  Mais aucun éditeur ne se risque à gaire paraître un livre condamné par avance à être censuré !

 

 

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Georges et Jeanne HUGO
1868 ­ 1925 / 1869 ­ 1941
Petits-enfants de Victor Hugo

 

 

                                                                                                                                                                  A   S U I V R E ...

 

Jeffrey Hull watercolor, Cannon Beach, Oregon: